25 juin 2007
Long chemin
Depuis mon enfance, oui je me rappelle, depuis mes 3 ans, j'ai pris le premier pas sur un chemin qui est toujours au bon debut, un pas que mon pere n'a pas eu le temps de m'aider à le faire, il avait un autre rendez vous avec son destin.
Je suis fatigué, mes epaules deviennent de plus en plus lourdes, mais je ne peux arreter...
Je rencontre des personnes aimables, adorables auxquelles je m'y attache, je fais tout pour etre avec eux et je prie dieu pour qu'ils ne me laissent pas. Toutefois ils me laissent pour une raison ou une autre.
Sur ce chemin, ma gourde d'eau est presque à moitié, mon energie epuisée, mes forces me trahissent, mes pieds me font mal et j'arrive pas à trouver sommeil. Je suis devenu ami avec le train, avec le voyage de nuit, ce vayage sur ce chemin tres long. Aujourd'hui je suis habitué à conduire sur une route deserte alors que j'ai sommeil, je m'efforce à ouvrir mes yeux, alors qu'elles ont hates de se refermer une fois pour jamais.
Je marche et je marche, lié à tout ce qui est ancien, je trouve mon plaisir à ecouter les histoires de ma grand-mere sans l'arreter ou l'interrompre, de s'eclater en fourire lorsqu'elle ne se rappelle pas de mon prenom ou de quelqu'un d'autre de mes cousins, exprimant ses excuses par des joues toutes rouges et une phrase toute simple et innocente qu'elle soit en disant : "je suis devenue vielle mon fils" (rani k'bart à waldi). Phrase qui me fait tres mal au coeur, et qui me boulverse, en me laissant reflechir à mon chemin qui me parait tres long, tres difficile à parcourir avec une seule question qui ne cesse de se repeter : "est ce que la vie vaut la peine ?".
Une question à laquelle je n'ai trouvé de reponse, certainement pas, alors que je fais mes affrontements seul et à mains nues.
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